Livres en Signes

« L'Immeuble Yacoubian  »




Durée: 14'

Image: Emmanuelle Prêtre

Réalisation & conception :

Noha El Sadawy & Emmanuelle Prêtre

Montage:

Gilles Ephrati & Emmanuelle Prêtre

Date : juillet 2008

LIVRES EN SIGNES a visité le SALON DE LA PRESSE ET DU LIVRE, en mai dernier. Ce rendez-vous littéraire est le plus grand rassemblement culturel de Suisse et s’organise toutes les années à PALEXPO.
Cette saison a été marquée par une exposition exceptionnelle : « les Trésors du Pharaon ». La littérature égyptienne y était aussi représentée, avec la présence de nombreux écrivains arabes. Nous avons notamment rencontré Alaa El Aswany, lors d’une séance de dédicace.

LIVRES EN SIGNES lui consacre une couverture.

De même, nous sommes passés au stand de la MAISON GALLIMARD, notre bailleur de fonds pour LIVRES EN SIGNES qui compte parmi notre premier partenaire pour lutter contre l’illettrisme des Sourds et encourager la lecture, sous toutes ses formes et approches.
Un remerciement tout particulier à Pierre-Michel, notre contact humain permanent.

Quelques images tournées sur place, vous feront découvrir l’ambiance du moment.

Vince, notre ami libraire, nous a gracieusement prêté sa libraire, pour enregistrer notre séquence littéraire. Puis, c’est autour d’un bon café noir, que nous avons refait le monde en signes et en mots.

« L’immeuble Yacoubian », Alaa El Aswany.
Alaa El Aswany est né au Caire, le 26 mai 1957.
Il a fait de nombreux séjours à l’étranger pour ses études et exerce la profession de dentiste. Son premier roman, « L’Immeuble Yacoubian », est sorti en 2002 et a connût un succès immédiat, à tel point, qu’il vient d’être adapté pour le cinéma.

Son livre nous raconte le quotidien d’hommes et de femmes, habitant l’un des plus beaux bâtiments de la rue Soliman Pacha, au Caire, l’immeuble Yacoubian.
Du rez-de-chaussée à la terrasse, il y a de la vie. On s’engueule, on s’aime, on se bagarre, on y croise des personnages différents comme Taha, fils du concierge, qui rêve de devenir policier et qui sombrera vite dans le désespoir et la révolte qui le fera prendre part au Djihad.
La belle Boussaïna, qui doit se plier à son employeur pour garder son emploi.
Zaki Dessouki, un aristocrate lettré, qui a fait le choix de rester dans son pays malgré la Misère absolue plutôt que de partir comme le font tous les jeunes qui fuient cette société où l’armée et la police ont tous les droits et où la pression islamiste est de plus en plus forte.

Page après page, la société actuelle du Caire se dessine sous la plume acérée d’Alaa El Aswany. Il ne cherche pas le scandale, mais nous montre, à travers ses personnages, ce que chacun peut voir autour de lui, mais que seule la littérature rend vraiment visible.
Nous comprenons un peu mieux comment va l’Egypte, mais aussi comment va le monde et pourquoi il y a tant de guerre aujourd’hui encore.

 

 

Emmanuelle Prêtre